Vente aux enchères – Art Hellénique – PIASA
Art Hellénique Avec notamment les oeuvres de Yerassimos Sklavos, Gabriella Simossi, Praxitelis Tzanoulinos, Eleni Vernadaki, Vana Xenou, Alexandra Athanassiades, Vlassis Caniaris, Constantin Xenakis Vente: mardi 3 mai 2016 à 18 h Exposition publique: le 30 avril de 11h à 19h, le 2 mai de 10h à 19h, le 3 mai de 10h à 14h Entrée libre à la vente et à l’exposition Enchérissez en ligne en direct de la vente! PIASA |
La Grèce de l’après Seconde Guerre Mondiale n’est pas en paix. La guerre civile éclate et le climat est tendu. Les artistes de cette génération qui ont l’opportunité ou la possibilité de partir à l’étranger en saisissent l’occasion et partent à Paris, à Rome, à Berlin, à Londres ou à New York. Ces mouvements créent des échanges et nourrissent les esprits de ces Grecs exilés.
Lorsque nous évoquons certains exemples aux travers d’oeuvres, nous oublions souvent de penser au contexte dans lequel ces oeuvres ont été produites, créées. La grande force de ces artistes grecs sur le plan international est bien là, ils créaient souvent dans un contexte historique fort. Le contexte géographique nouveau implique des contacts avec des artistes locaux qui influençaient sensiblement la pensée et les techniques picturales de ces artistes. En effet, dans les années 1950, après la fin de la guerre civile (1946-1949), beaucoup d’artistes et d’intellectuels grecs sont donc partis étudier ou créer dans d’autres villes, notamment européennes. Vlassis Caniaris, Yiannis Gaïtis, Nikos Kessanlis, Mimis Kontos et Costas Tsoclis s’installent de manière successive à Rome et forment à eux cinq le « Gruppo Sigma ». En 1958, Caniaris commence ses expérimentations sur des objets ordinaires liés à des matériaux du quotidien tels que le plâtre et le fer. Comme Lucio Fontana ou Alberto Burri, il cherche à développer son art au-delà du support conventionnel et dépasser les strictes limites de la toile pour se diriger vers une sorte de déchirure, afin de transformer son support. A l’antithèse d’artistes américains tels que Andy Warhol et Robert Rauschenberg qui cherchaient une appropriation directe de la réalité, les Européens tels que Mimmo Rotella, Gianni Bertini, Alain Jacquet et Kessanlis ont utilisé des procédés mécaniques pour créer une nouvelle réalité. C’est à Paris aussi que Pavlos découvre les affiches publicitaires placardées dans le métro parisien et qu’il commence à utiliser ses ciseaux pour créer des formes colorées d’objets du quotidien en papier massicoté. Les bouteilles, les chemises, les paniers de natures mortes ou les autres biens consommables crées par les mains de Pavlos ont souvent étés rapprochés du Pop Art. Pourtant, son travail était différent de ce mouvement américain ainsi que du travail des décollagistes tels que Raymond Hains, avec lequel il a été souvent confronté. L’œuvre de Pavlos a été remarquée par Pierre Restany justement car elle était singulière. A l’instar de Pavlos, Chryssa travaille dans la mouvance des artistes du Pop Art Américain. Installée à New York depuis 1957, elle réalise principalement des sculptures en néon, avec ce matériau qu’elle adopte comme symbole de la culture américaine publicitaire. Elle transforme donc un simple support publicitaire en matériau pour développer son oeuvre. Souvent comparée à Rauschenberg ou à Jasper Johns, elle s’en différencie et réussit à nuancer la réalité qu’elle présente dans son oeuvre. Divers rapprochements sont utiles à faire entre ces artistes grecs et les artistes occidentaux qu’ils ont fréquentés dans le monde. La dictature des colonels en Grèce (1967-1974) a mené ces artistes à prolonger leur travail dans ces villes – capitales, tout en étant fortement inspirés par le contexte politique de leur propre patrie. Entre dictature et liberté du nouveau monde, les extrêmes ont nourri leurs esprits. Le contraste est encore plus fort pour des artistes grecs vivant entre Paris et Berlin, comme Alexis Akrithakis ou Constantin Xenakis. Ses créations font allusion à des signes qu’il invente, au code et à la signalétique de la route qu’il détourne,qu’ il accumule de manière répétitive jusqu’à la confusion visuelle, jusqu’au Cinétisme. Il invente son écriture, une nouvelle écriture et donc un nouveau langage. Les environnements qu’il a crées à Berlin, en Suède ou à Tokyo, montrent l’importance de l’art que Constantin Xenakis et tous ces artistes grecs ont développé dans ces capitales occidentales.
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[Source texte: catalogue // © 2016 PIASA] |
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