Mariscal en concert – Café de la Danse
Mariscal a sorti un premier album Plus le temps le 2 mars 2018, titre d’une chanson qui fait particulièrement sens quand on pense à son parcours atypique où les années passant, la maturité s’est posée sur ses épaules, affinant ses envies et son dessein artistique. Un album qu’il aura mis 8 ans à imaginer, rêver, explorer pour ne rien laisser au hasard… Pour l’occasion Mariscal sera en concert au Café de la Danse le 22 mai 2018.
Si l’on doit citer des influences musicales, ce sont celles de Sufjan Stevens pour sa douceur et sa poésie musicale, Louis-Jean Cormier pour le traitement singulier des voix et de la polyphonie, Win Butler d’Arcade Fire pour le travail du rythme, l’album « Pet Sounds » et le titre « God only knows » des Beach Boys pour son arrangement flamboyant et précis.
Sa rencontre avec Jeff Hallam, musicien américain installé en France, collaborateur notamment de Dominique A, sera le déclencheur du passage à l’acte. Leur entente parfaite les amène à définir naturellement pour chaque chanson un univers singulier et puissant.
Le résultat est un son pop où la voix puissante et claire de Mariscal tranche et nous guide entre la multitude des chœurs, les rythmes soutenus ou lents de l’instrumentation (essentiellement claviers, batterie et cordes).
On y découvre une écriture originale qui puise son inspiration dans les sensations et les émotions. Elles sont fortes, poignantes, liées à un instant. Mariscal dit se souvenir intensément d’un moment particulier, saisissant, qu’il étire le temps d’une chanson…
On vit l’amour sur des tempos différents : à vif et sur un fil tendu dans La rouille où l’auteur est malmené par l’autre ; en un récit – poème symphonique expiatoire de la douleur dans Je marche, je respire ; en apesanteur hypnotique et spirituelle avec Cimetière de l’amour ; plus légèrement dans Le Coton à même la peau, en mémoire d’un bien-être furtif ou sur Fil du rasoir quand le désir monte à la découverte d’un corps nouveau à aimer.
Nous sommes touchés au cœur dans All the world flees, sorte de litanie contre la violence et la folie meurtrière des hommes : Si sur un regard, on pouvait changer un visage, et changer l’ordre des idées. Si sur un regard, on pouvait changer le visage de l’homme qui tire un soir, Décidé ;
Tout comme dans La rue des Corps Saints où ceux qui marchent agitant leur destin se devinent en silhouette de migrants ; Et dans le titre À l’arrière des voitures, à l’air nostalgique et doux, s’esquisse une blessure autour de la paternité. Enfin, citons aussi la chanson Buvons, ode à la vie et aux charmes d’une nuit d’ivresse à Séville.
Huit clips en forme de courts métrages réalisés par Andy Maistre accompagnent la sortie de ce premier album et déroulent une narration à tiroir. Comme un puzzle qui s’assemble, nous suivons plusieurs personnages qui se croisent à travers les chansons. Mariscal, présence fantomatique et bienveillante de ces instants de vie qui défilent sous nos yeux, se révèle celui qui les invente et les crée…
Ce moyen métrage sera la base de la création du live où la projection épousera le réel situé derrière un écran par moments translucide. Mariscal peut aujourd’hui être fier. Fier de son chemin parcouru, Fier de sa solitude comme il la chante et qui l’a construit, fier d’avoir pris le temps, d’avoir regardé avec courage le temps qui passe et qu’il a réussi à dompter.
[ Source : communiqué de presse ]
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