“La Vie Enchevêtrée” : une exposition collective à découvrir chez Wilde du 17 au 30 novembre
Au terme de sa seconde saison de résidences de recherche et de création, la Fondation LAccolade – Institut de France ouvrira l’exposition “La Vie Enchevêtrée, Art entrelacé et tissé – Formes et métaphores du vivant” le 17 novembre à Paris chez Wilde, 4 rue François Miron, 75004 Paris.
“Il n’y a de compréhension possible du vivant qu’à le concevoir comme enchevêtrement, entrelacement, emmêlement. À la notion d’enchevêtrement et d’entrelacement s’oppose celle de séparation. Nouer avec le vivant c’est entrelacer ce qui a été délacé, délaissé, c’est plaider que l’enchevêtrement est l’architecture du vivant dans toute son étendue et diversité, c’est accepter l’emmêlement avec les non-humains et tous les éléments de nature. Le vivant est une continuité enchevêtrée et entrelacée.
Nous empruntons le titre de cette exposition à l’ouvrage de Merlin Sheldrake La Vie Enchevêtrée, The Entangled Life, qui évoque l’immense pouvoir du mycélium qui est inséré tout autour de nous et joue un rôle décisif dans le concert du vivant en liant notamment le monde végétal mais également une partie du monde animal.
Nous formulons une hypothèse. Celle-ci consiste notamment à voir dans l’usage des techniques textiles dans l’art une parfaite métaphore d’un art de l’entrelacement et de l’enchevêtrement. Nous avons donc souhaité inviter pour cette exposition des artistes qui tissent, tressent, lient les matières, et qui célèbrent la relation comme ce qui se noue dans une trame infinie.
Tout particulièrement, la fibre est l’une des trames narratives de cette exposition. Si au sens étymologique la fibre est ce qui est à l’extrémité, au sens de l’usage, la fibre est ce qui est au cœur de la matière quand on la décompose, la dénoue. La fibre est liant qu’elle soit d’origine végétale, animale ou minérale, ou encore plus proche de nos univers contemporains, la fibre artificielle est liant de toute communication actuelle.
L’ensemble des œuvres de l’exposition, dont l’installation rhizomatique en fibre d’orties – métaphore du réseau racinaire de l’ortie – de Luz Moreno Pinart, les créatures fantasmagoriques et proliférantes en velours de soie ou filasse de lin d’Élodie Antoine, la fresque Life de de Brankica Zilovic Chauvain, la sculpture Le Jardin Suspendu d’Élise Péroi, les œuvres de la série Ciclotrama de Janaina Mello Landini, le tableau tissé et perfomatif Semence Collective de Laura Bartier, la sculpture entrelacée Flora Heredita d’Amy Gross, les installations du collectif FIBRA, et enfin la performance des Matribiotes, esquissent un paysage métaphorique et baroque de l’enchevêtrement du vivant.” – Christopher Yggdre Curateur de l’exposition
Avec les artistes Élodie Antoine, Laura Bartier, Amy Gross, Janaina Mello Landini, Luz Moreno Pinart, Élise Peroi, Brankica Zilovic Chauvain, et les collectifs d’artistes, FIBRA (Gabriella Flores del Pozo, Lucia Monge, Gianine Tabja), et Les Matribiotes (Luz Moreno Pinart, Charlotte Gautier Van Tour)
À propos de La Fondation LAccolade – Institut de France
La Fondation LAccolade – Institut de France a été fondée en octobre 2020 à l’initiative de Catherine Dobler. Si celle-ci a pour but principal de soutenir, promouvoir et favoriser la création artistique, elle porte une attention toute particulière à des créations, démarches, projets, et actions qui sont portés par des artistes vivants en lien avec les thèmes que sont l’eau, l’environnement, la fragilité du vivant et le féminin. Elle a également pour but de valoriser et promouvoir le Matrimoine, c’est-à-dire le legs des femmes ayant eu une importance historique ou artistique. Située en plein coeur de Paris, la Fondation LAccolade interroge notre relation au vivant et sa fragilité. Les résidences de recherche et de création internationales qu’elle propose, au croisement des arts et des sciences, visent à tisser de nouveaux liens entre urbanité et nature.
[Source : communiqué de presse]
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