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    La Maison de la culture du Japon à Paris met à l’honneur le photographe Kazuo Kitai à travers l’exposition “Kazuo Kitai, l’éloge du quotidien”

    14 avril 2026
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    Pour sa prochaine exposition, la Maison de la culture du Japon à Paris (MCJP) met à l’honneur le photographe Kazuo Kitai, l’un des grands maîtres de la photographie japonaise, pourtant encore peu connu en Europe. Depuis les années 1960, Kazuo Kitai documente le Japon de l’intérieur : luttes étudiantes, résistances paysannes, villages voués à disparaître, banlieues en plein essor et scènes du quotidien. Toujours au plus près des gens, son regard mêle engagement, douceur et mémoire.

    L’exposition Kazuo Kitai, l’éloge du quotidien propose de faire découvrir, pour la première fois en France, l’un des photographes japonais les plus importants de l’après-guerre. À travers près de 130 tirages, l’exposition offre une traversée complète de son œuvre, depuis les séries militantes des années 1960-1970 jusqu’à ses travaux les plus récents réalisés chez lui. Cette rétrospective permet ainsi de saisir l’évolution d’un regard profondément humaniste, attentif aux transformations du Japon et à la mémoire de ceux qui l’habitent.

    Kazuo Kitai, Tram, série Histoires de Shinsekai, Osaka, 1980

    L’exposition est articulée autour de quatre sections : la première Se révolter, revient sur les débuts de Kitai notamment au travers de ses séries sur les luttes étudiantes. Puis avec Vivre à la campagne, le visiteur est immergé dans la mélancolie de la campagne japonaise des années 1970. La troisième section intitulée La vie en milieu urbain donne à appréhender le quotidien de la classe moyenne dans les villes-dortoirs de la banlieue de Tokyo dans les années 1980, ainsi que le quartier populaire de Shinsekai à Osaka. Et enfin, l’exposition se clôture par la section Au fil des jours dédiée à un travail plus intimiste du photographe (Promenades avec mon Leica) et sur l’une de ses dernières séries, IROHA, qui témoigne de sa capacité intacte à se renouveler à 80 ans.

    Kazuo Kitai, Onsen, série Paysages vaguement familiers, Yuzawa (dép. d’Akita), 1970

    À propos de Kazuo Kitai

    Kazuo Kitai (né en 1944 en Mandchourie) retourne au Japon avec sa famille alors qu’il est enfant. Il s’impose dès la fin des années 1960 avec des séries documentaires emblématiques comme Barricades et Sanrizuka, réalisées au cœur des mouvements étudiants et des luttes paysannes contre la construction de l’aéroport de Narita. Dans les années 1970, il se tourne vers les villages en voie de disparition avec Vers les villages et Paysages vaguement familiers, œuvres sensibles qui consolident sa réputation.

    Kazuo Kitai, Unité de résistance des enfants, photographie de la série Sanrizuka, 1970

    Lauréat du prix Ihei Kimura en 1975, il poursuit ensuite son exploration du quotidien japonais, notamment dans Funabashi Story (années 1980) et, plus récemment, dans ses séries Promenades avec mon Leica et IROHA. Récompensé à plusieurs reprises, notamment par la Société de photographie du Japon, Kitai reçoit en 2024 le prix Kazuemon Hidano. En plus de cinquante ans, il a bâti une œuvre humaniste, attentive aux transformations sociales autant qu’aux gestes ordinaires de la vie.

    Kazuo Kitai

     

    Commissariat d’exposition : Satomi Fujimura (Tokyo Metropolitan Foundation for History and Culture, Arts Council Tokyo)

    [Source : communiqué de presse]

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