“Alain le Foll, maître de l’imaginaire”, une exposition à découvrir au Palais Lumière d’Évian
Malgré la brièveté de sa carrière, il est considéré comme l’un des plus grands dessinateurs français des années 1960-1970. Ses dessins destinés à la publicité et à l’illustration, ont contribué à façonner l’univers visuel de cette période. Parallèlement, Alain Le Foll a développé un oeuvre personnel, privilégiant le dessin et la lithographie. A l’occasion du 40ème anniversaire de sa disparition, l’exposition consacrée à Alain Le Foll au Palais Lumière d’Évian permettra de redécouvrir l’oeuvre de cet artiste singulier.
Dès 1958, Alain Le Foll s’orienta vers une carrière de graphiste. Lié à Peter Knapp et Jean Widmer, il participa à plusieurs campagnes publicitaires. On se souvient de celle pour l’eau d’Evian, l’Eau vraie qui a donné lieu à un film d’animation d’Alexandre Alexeieff. La geisha imaginée par Alain Le Foll de la campagne Obao, bain de mousse à la japonaise a longtemps été l’emblème de cette marque. Les bannières recouvrant les façades des magasins du Printemps étaient des événements publicitaires marquants. Alain Le Foll noua également une collaboration avec Robert Delpire qui avait créé une maison d’édition et une agence de publicité.
Parallèlement, Alain Le Foll se consacra à l’illustration. Il collabora avec de nombreux magazines en France et à l’étranger, dont Elle : il illustra aussi bien les rubriques habituelles de la revue que des feuilletons hebdomadaires. Il travailla aussi pour l’édition : en 1964, il signa les dessins de C’est le bouquet !, un album édité par Robert Delpire qui a marqué l’histoire de l’édition enfantine. En 1969, parut chez le même éditeur l’histoire de Sindbad le marin écrite par Bernard Noël ornée de planches en noir et blanc. Il dessina aussi des motifs de tissus, des céramiques, des pochettes de disques, des papiers peints.
A côté de ces travaux de commande, Alain Le Foll développa un oeuvre personnel : il dessinait au crayon de couleurs, au pastel, à l’encre de Chine et à la gouache, donnant la prééminence au trait. Il créa des lithographies à l’atelier Wolfensberger, en Suisse. Progressivement, tout en enseignant à l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, il délaissa son activité d’illustrateur pour se consacrer au dessin et à la lithographie. Il laissa libre court à son imagination, créant des formes fantastiques mêlant le minéral et l’organique. Ses images représentent aussi des paysages imaginaires inspirés de ses voyages, certains fidèles au souvenir, d’autres confinant au fantastique.
[Source : communiqué de presse]
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