“Renverser ses yeux” : LE BAL met la lumière sur l’arte povera
Se déployant dans deux lieux parisiens, le Jeu de Paume et LE BAL, et coproduite avec Triennale Milano, “Renverser ses yeux” explore la relation qu’une partie des avant-gardes italiennes ont, dans les années soixante et au début des années soixante-dix, entretenu avec l’image mécanique : photographie, film et vidéo.
Une relation extraordinairement féconde, exceptionnelle dans le contexte européen de la période, qui s’explique en partie par l’importance prise par les médias dans la société italienne : une omniprésence à laquelle les avant-gardes italiennes ont voulu apporter une réponse critique, voire politique.
L’exposition n’entend pas aborder toutes les avant-gardes italiennes de la période, mais bien se resserrer “autour de l’arte povera”, en référence au courant artistique lancé par le critique Germano Celant en 1967.
Réponse italienne au Pop Art américain et contemporaine des travaux de la scène conceptuelle internationale, l’arte povera se voulait, selon les mots de Celant, un art simple, “une expression libre liée à la contingence, à l’événement, au présent”, rapprochant l’art et la vie. Si on n’associe que rarement la photographie, le film et la vidéo à l’arte povera, ils ont pourtant été abondamment utilisés par nombre d’artistes du courant et à ce titre peuvent également être abordés comme des techniques “pauvres”.
Traitant des grandes figures de l’arte povera, l’exposition s’ouvre également aux compagnons de route du courant, notamment des photographes, ainsi qu’à quelques artistes qui ont exposé avec eux, ou ont constitué des influences incontournables.

Giuseppe Penone, Svolgere la propria pelle, 1970 (détail)
Le parti-pris adopté est celui d’une articulation en quatre sections thématiques sur les deux lieux : Corps (LE BAL), Expérience, Image, Théâtre (Jeu de Paume). Chacun de ces termes renvoie à une interrogation spécifique : autour du rapport au temps et à l’espace (expérience), de la déconstruction du réel et de ses représentations par l’image (image), de la dimension de théâtralité inhérente à ces médiums (théâtre), de la notion même d’identité et du rôle de l’auteur (corps).
Le titre de l’exposition Renverser ses yeux, est une référence à l’œuvre éponyme de Giuseppe Penone, Rovesciare i propri occhi dont différentes versions sont présentes dans l’exposition. L’exposition sera présentée au printemps 2023 à Triennale Milano, où les quatre sections thématiques seront réunies.
[Source : communiqué de presse]
Articles liés

« Le Moche » ou l’artifice d’une identité sans cesse questionnée
Au Studio de la Comédie-Française se joue une formidable fable qui questionne tous nos miroirs aux alouettes. Dans la peau d’un ingénieur condamné à l’échec en raison de sa laideur, Thierry Hancisse déploie son immense talent de transformiste scénique,...

Urban Art Fair 2025 : la première foire internationale dédiée à l’art urbain, fait son retour au Carreau du Temple du 24 au 27 avril
La 9e édition de l’Urban Art Fair, événement international majeur dédié à l’art urbain, se déroulera du 24 au 27 avril 2025 sous la halle du Carreau du Temple. Au cœur de Paris, cet événement met à l’honneur l’art...

“Le Bétin” : une pièce de et mise en scène par Olivier Lusse Mourier sur la scène du Studio Hébertot
L’histoire hors du commun d’un petit garçon de 7 ans qui va renaître de ses cendres tel un phénix, à travers trois évènements – Un livre autobiographique, un film “La face obscure du soleil” qui vient de remporter le...