Hommage à Thomas Gleb – musée d’Art et d’Histoire du judaïsme
Yehouda Chaïm Kalman est né en 1912 à Lodz, en Pologne, dans une famille de tisserands, métier qu’il exercera dès l’âge de quinze ans, tout en se passionnant pour la peinture. Il devient l’élève du peintre Jozef Mitler. En 1932, il vient à Paris et prend son nom d’artiste, Thomas Gleb.
Lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale, Gleb s’engage dans l’armée française, puis après la démobilisation en 1940, entre dans le groupe de résistance juive « Solidarité ». En 1944, il est arrêté par la Gestapo et déporté en Allemagne ; il parvient à s’échapper et se cache dans les Vosges jusqu’à la Libération. Sa famille restée en Pologne périra dans le ghetto de Lodz.
En 1950, il retourne en Pologne et s’installe à Varsovie où il devient une des grandes figures de la scène artistique.
En 1957, il décide de quitter le pays pour la France. La même année, il participe à l’expositionDessins des artistes juifs contemporains qui a lieu au Musée d’Art juif de Paris. C’est alors qu’il commence à se documenter sur les douze tribus d’Israël et entame, de 1958 à 1959, une série de peintures sur ce thème. Exposées en 1959, elles sont remarquées par Jean Cassou, fondateur du Musée national d’art moderne, qui y verra des cartons pour des tapisseries et se mobilisera afin d’obtenir pour Gleb une bourse et un séjour au centre culturel de l’abbaye de Royaumont. C’est le début de l’œuvre tissée de l’artiste. L’État lui commande alors un carton de tapisserie sur le thème des douze tribus d’Israël. Il réalisera plusieurs cartons par tribu mais seuls quatre seront tissés :Joseph ou la résistance du roc, Lévi, Tribu Benjamin et une autre version de Benjamin (tissée par l’atelier d’Yvette Cauquil Prince, atelier du Marais à Paris en 1967). L’artiste poursuivra le travail autour des douze tribus durant les années soixante et réalisera plusieurs œuvres sur papier dont un choix est présenté au MAHJ.
Dès lors Gleb fréquente les ateliers de tissage des manufactures nationales où il rencontre le lissierPierre Daquin avec lequel il engage une collaboration et une réflexion sur un nouveau langage pour la tapisserie (ce qui deviendra le mouvement international de la « Nouvelle tapisserie »). Dès 1966, Gleb entame un travail d’interprétation tissée de son œuvre avec l’atelier de l’école des Beaux-arts d’Angers, puis avec l’Atelier de Tapisseries d’Angers.
Les liens se renouent avec cette ville, lorsqu’en 1987 une grande exposition monographique lui est consacrée au musée Jean Lurçat. Il s’y installe, deux ans plus tard, avec sa femme Maria, invités par la municipalité. Il y meurt en 1991.
Hommage à Thomas Gleb
Jusqu’au 11 septembre 2012
Du dimanche au vendredi : 11h à 18h
Fermeture des caisses à 17h15
Plein tarif : 6,80 € // Tarif réduit : 4,50 €
Tarif réduit : familles nombreuses, personnels de la Ville de Paris, personnels du ministère de la culture et Amis du Louvre
Gratuité : adhérents carte Aleph, moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, de l’aide sociale et du minimum vieillesse, handicapés + acc., enseignants en activités, carte ICOM, conservateurs, étudiants en art, histoire, science des religions, artistes plasticiens, conférenciers, guides, journalistes, sénateurs, députés et conseil de Paris.
Musée d’Art et d’Histoire du judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
M° Rambuteau ou Hôtel de Ville
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