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Black Lips

24 novembre 2011
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Vous disiez que vous étiez un groupe  « Flower Punk ». Que cela signifie t-il exactement ?

C’est parti d’une blague ! Ca ne veut pas dire grand-chose en fait. On est un groupe Punk sans vraiment l’être (eux, dans l’attitude) parce que nos cœurs sont gros et on aime les chiots, la paix et les drogues psychédéliques, qui nous font penser aux fleurs et à toutes les choses qui sentent bon !

Vous avez joué à Tijuana il y a quelques temps. Pourquoi avez-vous choisi de jouer là-bas ? Etait-ce un symbole politique ?

On a choisi de jouer là-bas parce qu’on voulait faire notre enregistrement live autre part qu’à New-York ou L.A. Tijuana est un endroit sans lois et a une sale réputation de « frontière sauvage ». Non, ce n’était pas politique. Il nous a été dit qu’il serait difficile de refaire un show là-bas, à cause de la guerre des drogues qui se déroule… C’est vraiment le « Wild West ».

Vous jouerez à Paris prochainement. Que pensez-vous de la ville ? Que pensez-vous de la musique française ?

On aime Paris et la France en général. La contribution française à l’art, la culture et la mode est essentielle dans le monde. J’aime beaucoup ça parce que cela influence la culture pop anglo-saxonne. J’aime la façon dont les Français agissent, se portent. C’est peut-être mon pays préféré dans le monde. Vous avez tous du style !

Comment composez-vous vos chansons ? Quel est le processus de song-writing ?

Je ne connais même pas la réponse à cette question ! Ca se fait, simplement. Parfois on travaille ensemble, parfois on se débrouille chacun de notre côté. C’est toujours différent.

Etes-vous inspirés par vos propres vies ? La société ? Dans ce cas, que pensez-vous de la situation actuelle des Etats-Unis ?

Oui, on est très influencés par tout ce qui se passe autour de nous, avec les conditions humaines, ce que font les humains et pourquoi ils font ça. On essaie de prendre un peu de recul pour éviter de devenir dépressifs, donc on se fait notre propre conception — biaisée — de la réalité. Personnellement, j’adore l’Amérique pour le rock’n’roll, les films, les cow-boys, les motards, Elvis, et toute cette image idyllique du nouveau monde. En même temps, je ne suis pas d’accord avec beaucoup de nos politiques et n’aime pas le fait qu’ils soient constamment mêlés à des conflits. Ce n’est pas mon gouvernement, je vis juste ici et aime les choses cool. Je pense vraiment que la seconde guerre mondiale a produit une génération faite pour le rock’n’roll et je pense que la guerre du Vietnam a été prétexte à d’autres rébellions d’adolescents qui ont fait le meilleur rock’n’roll qui soit… ! Ronald Reagan et Margaret Thatcher étaient des « trous du cul » mais sans le vouloir, ils ont été responsables de bons groupes punks. La colère entraine la créativité. Malheureusement, Georges Bush n’a jamais beaucoup inspiré d’intelligence artistique. Obama est un gentil garçon et personne ne lui veut de mal, à part quelques mecs blancs qui ne savent rien sur la culture et l’art. En gros, l’Amérique est appréciable à part pour toutes les bavures qu’on a dû endurer.

Généralement, les groupes ont des impératifs et des obligations pour promouvoir leurs disques. Ils ne peuvent pas enregistrer au rythme auquel ils le souhaiteraient…

Nous on fait ce que l’on veut et c’est très très bien bien parce que nous n’avons pas la pression que d’autres groupes ont. Il y a dix ans qu’on est là et on fait notre truc. Si on veut enregistrer, on le fait ! Si on veut aller (jouer) en Chine, on y va. J’aime la place où on est.

Certains journalistes disent que votre dernier album est le meilleur que vous ayez fait, grâce à Mark Ronson… A-t-il eu un réel impact ? Pourquoi l’avez-vous choisi ?

Mark est extra ! On avait de bonnes chansons et il nous a aidé à les rendre plus cohérentes et à mieux les travailler. On l’a choisi parce qu’il a une bonne expérience de la musique pop. On a une musique crade qui sonne bien et qui a atteint les sommets (grâce à lui).

Propos recueillis par Olivier Cougot

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www.black-lips.com


Tournée française :


 

 

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